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Première  période :de 1883 à 1930

Deuxième  période :de 1930 à 1946 Troisième  période :de 1946 à 1958 Quatrième  période :de 1958 à 2000

Première  période :de 1883 à 1930 :

L'école supérieure Saint Joseph en 1883:

Le 28 Juin 1883, un comité formé d'un président d'honneur, d'un président, d'un trésorier, d'un ancien député, se propose de créer une école primaire supérieure et de la confier aux frères. Tout fut prêt pour la rentrée d'octobre 1883. Dès le premier jour, 85 élèves sont répartis en 3 classes. Le 06 octobre suivant, on annonçait l'ouverture d'une autre classe, rue des Chambrettes. Pour gérer les 2 écoles, une société civile, reconnue par l'état, et constituée en 1882, était administrée par 6 membres et 60 actionnaires.

Dans la même période, se constituait une commission des écoles, une association d'anciens élèves, une société de défense de l'enseignement et un comité de patronage

Mr le Chanoine MOUROT, Directeur de l'enseignement libre depuis 1911, était remplacé par Mr l'abbé Paul GAILLARD, Professeur d'histoire à St Jean, pendant que Mr le Chanoine PANIER, Directeur de St Jean était nommé doyen du chapitre. A travers ces mutations, on devine, sans avoir à le souligner, les actes chirurgicaux nécessaires , les blessures profondes, les sacrifices demandés. Il fut décidé que St Joseph serait installé 8, rue Pasteur.

.Transfert de Saint Joseph à la rue Pasteur: Le Directeur serait Mr LAFONT, homme de haute culture, souple et diplomate

 

Deuxième  période :de 1930 à 1946 :

Le père Jacquard, directeur de 1930 à 1946

Bisontin, prêtre, historien, «  monsieur le curé » est appelé à la direction de st Joseph. Les circonstances, difficiles, ne l’empêchent pas d’établir, grâce à la vivacité de son esprit, d’excellents rapports avec les élèves et le personnel. Il leur fait profiter de sa maison et son verger de Bregille, où les fruits abondent et sont les bienvenus en cette période de disette. Il doit affronter à la fois la guerre, la Kommandantur et les difficultés financières. Touché par l’âge, il abandonne le gouvernail en 1946.

Les années de grande espérance, 1930/36

C’est une époque de transition. St Joseph s’installe hors la Boucle, en maintenant une solide formation humaine et spirituelle de la jeunesse.

Les années de réalisations, 1936/39

On bâtit le nouveau St Joseph sur l’ancienne usine Schneider, avenue Fontaine- Argent: soulagement et joie car les maisons de la rue du Palais et de la rue Pasteur sont vraiment incommodes. L’ouverture est prévue pour le 1° octobre 1937. Mais c’est sans compter la crise sociale et économique. Heureusement, Monseigneur Dubourg donne un coup de pouce: la pose de la première pierre a lieu le 19 mars 1938 ( fête de la Saint-Joseph). Il ne manque plus qu’un blason à l’école: le père Gaillard s’en occupe et le blason est surmonté d’une devise: «  En droit fil ».

Après avoir installé la statue de l’Ange, on attend l’ouverture de la nouvelle ruche pour septembre 1939.

Les années de la guerre et de la libération

Le 3 septembre 1939, la France «  se considère en état de guerre » avec l’Allemagne de Hitler. Le collège tout neuf est réquisitionné par les troupes allemandes. Il l’est encore à la fin de la guerre par les troupes françaises. Le père Gaillard réussit néanmoins à faire sa rentrée en 8 endroits différents! Enfin, le 1° octobre 1946, la rentrée se fait avenue Fontaine-Argent.

La vie de Saint-Joseph pendant la guerre

Pendant la «  drôle de guerre », l’autorité militaire interdit le maintien de l’internat dans le centre de Besançon. Mrg Dubourg met à disposition sa maison à Beure. Les élèves sont transportés par car.

Malheureusement, des professeurs sont arrêtés. Malgré tout, l’ambiance reste sérieuse, imprégnée par les circonstances: la jeunesse mesure la gravité de la situation tout en restant pleine d’espoir.

Troisième  période :de 1946 à 1958 :

L’inauguration officielle : C’est le 6 décembre 1946 que Mgr Dubourg inaugure officiellement la nouvelle Institution. De nombreuses personnes se sont donné rendez-vous à cette occasion.

Le Petit Saint-Joseph : Les classes élémentaires sont restées dans le coeur de la rue Pasteur et coexistent pacifiquement avec Sainte- Ursule. Mais les locaux sont surchargés et on profite d’une opportunité immobilière ( un hôtel particulier du XVIII° siècle) pour ouvrir le Petit Saint -Joseph.

Le Grand collège : Il y a trois sections: Une classe de 7° ( CM2)/ Une section secondaire avec un enseignement court débouchant sur les brevets. Un enseignement long débouchant sur le baccalauréat.

- Une section technique pour les élèves ayant peiné en 6° ou en 5°. Ils retrouvent alors la joie de la réussite et certains arrivent même aux écoles d’ingénieurs!

La section technique connaît un développement spectaculaire ( Brevet Enseignement Industriel, BMI, Bacs techniques, Concours d’entrée aux écoles d’ingénieurs). De nombreux enseignants se forment spécialement ( ICAM de Lille) pour enseigner la technologie, le dessin industriel....

Saint-Joseph, s’attachant fermement à la sauvegarde et au développement d’un esprit, maintient aussi un haut niveau en qualité au plan scolaire: corps professoral de valeur, venue de jeunes prêtres, concours de professeurs laïcs, anciens élèves. Les élèves bénéficient de toutes les formes d’émulation souhaitables: notes de quinzaine, encouragement, blâmes, concours régionaux...

Esprit de famille : Il s’est maintenu de génération en génération. Malgré un bâtiment de grand standing, les relations restent simples, cordiales, dans la confiance. On allie les exigences de respect, de loyauté, de travail soutenu à la grande facilité d’accueil et de dialogue.

Deux fêtes religieuses entretiennent ce climat épanouissant:1/La fête de Saint-Joseph 2/La profession de Foi, au  printemps. IL faut y ajouter les manifestations communautaires comme la Fête des Maîtres, la Fête du «  Sup », la grande promenade annuelle ( Lac d’ Annecy, Forêt Noire....), la Fête des Anciens ( 100 à 150 participants....sans les épouses!), la Séance solennelle de distribution des prix. N’oublions pas les activités parascolaires ( chant choral, liturgie, groupe théâtral, activités sportives).

Ainsi, le navire a pris le large.

Quatrième  période :de 1958 à 2000 :

Le Saint- Joseph des temps nouveaux

1958: Sous Michel Debré, dans le domaine scolaire, un esprit nouveau se met à souffler. Il coïncide avec le changement de Direction à la tête de notre Institution. ( contrats qui lieraient les écoles libres à l’état?).

La succession directoriale est recueillie par Monsieur l’abbé Charles, scientifique par formation, volontaire dans l’action.

Trois secteurs doivent retenir plus particulièrement son attention: les contrats, les filières d’enseignement et les locaux devenus trop étroits au cours de son mandat.

Deux contrats d’association sont signés le 29 novembre 1961, l’un pour le Collège secondaire, l’autre pour la section technique. En effet la loi Debré a été votée en 1960. Elle donne droit aux aides de l’état.

Les demandes de poste dans les écoles affluent parfois dans l’oubli du «  caractère propre «  des établissements catholiques.

Restent à se conformer aux critères des effectifs, des titres universitaires..en 1964, sont créées des classes d’accueil dans le but de permettre un rattrapage scolaire à ceux que les circonstances ont défavorisés.

La législature de M. L’Abbé Nyault, 1967

Il est professeur de sciences et il s’associe avec un professeur de sciences physiques, l’abbé Devaux. Ils se partagent les tâches pour mieux diriger l’Institution.Le premier soin du nouveau Directeur fût de partager les tâches, dans la perspective de mieux diriger l'institution ( direction des études, secrétariat, comptabilité, animation pastorale etc...)

Les effectifs dépassent le millier. L’éventail des études s’enrichit d’une section B.E.P Bois et C.A.P d’ébéniste.

Le centenaire 1883/ 1983

Une célébration solennelle a lieu le 19 mars 1983. L’Abbé Nyault veut que ce soit «  une affaire de famille » ou mieux celle de la Communauté éducative. Le comité des Anciens, lui, prépare le grand jubilé: «  on n’a pas tous les jours 100 ans! »: c’est un triomphe!

Dans les classes supérieures du  2 ème cycle, préparation au brevet, au baccalauréat, et à l'école des Arts et Métiers. Les ateliers du bois et du fer, les salles de dessin industriel, étaient confiés à des spécialistes.

Puis c’est le chaud mois de Mai 68: les professeurs restent fidèles à leur poste tout en répondant aux interrogations des jeunes pour la grande satisfaction des parents.

La direction prévoit néanmoins de nouveaux investissements ( salles spécialisées).

- le gymnase --le pavillon Devaux- un deuxième laboratoire de sciences naturelles, de chimie

- transformation de l’ancienne chapelle en salle de cinéma, de réunion et de théâtre.

Les anciens :nous les retrouvons dans toutes les professions:vocation ecclésiale/enseignement catholique ou public/entrepreneurs/ingénieurs/médecins, vétérinaires, chirurgiens...

- Beaux-Arts :l’association des Anciens est vigoureuse. Elle tient son assemblée le dernier dimanche de l’Avent.

Source : En droit fil, " étapes d'un itinéraire"

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